
Depuis l'entrée en vigueur du RGPD en mai 2018, nombre d'entreprises nous posent la même question : le web scraping est-il légal en Europe ? Réponse courte : oui, pour des données publiques non personnelles. La nuance est essentielle.
Les données personnelles — noms, emails, téléphones liés à des personnes identifiables — exigent une base légale. L'intérêt légitime peut s'appliquer pour la prospection B2B ou les études de marché, sous réserve de documenter l'analyse et proposer des mécanismes d'opposition.
Scraper des prix produits, des annonces immo sans noms de propriétaires, ou des statistiques agrégées est généralement peu risqué. Scraper des profils LinkedIn ou annuaires de contacts exige un examen juridique approfondi.
Les bonnes pratiques techniques complètent la conformité : respecter robots.txt, rate-limiter les requêtes, ne stocker que le nécessaire, définir des durées de rétention. Scrapy Ninja intègre des étapes d'anonymisation et signe des DPA avec ses clients entreprise.
Notre recommandation : impliquez votre DPO tôt, classifiez les données ciblées avant de coder, et privilégiez des sorties agrégées ou anonymisées quand les données personnelles ne sont pas strictement nécessaires.

